La Vélodyssée

La Vélodyssée

Pourquoi diable se lancer dans un périple à vélo pour les vacances? Certes, la volonté de réduire son empreinte climatique joue dans ce choix. Mais pas seulement. Partir à vélo, c’est s’aménager des vacances slow : plutôt que d’avaler des centaines de kilomètres de triste paysage autoroutier anonyme, vous profitez à loisir des magnifiques décors jalonnant les réseaux cyclables européens. Vous allez moins loin mais vous en profitez plus.

Pour ce séjour réalisé pendant l’été 2019, nous avions choisi la Vélodyssée, à la portion française de l’Eurovélo 1 qui relie la Norvège au Portugal et fait plus de 8000 kilomètres! La Vélodyssée relie la cité bretonne de Roscoff à Hendaye dans les Landes. Elle longe donc la côte atlantique, ce qui en fait un chemin très plat, idéal pour les cyclistes débutants et les familles.

Pour des raisons de temps, nous avons emprunté juste une portion de la Vélodyssée. Nous avons commencé notre périple à Nantes et sommes allés jusque Lacanau-Océan. Nous avons alors terminé notre voyage à Bordeaux grâce à la piste Lacanau-Bordeaux.

Si d’autres trajets en vélo vous intéressent, vous pouvez aussi lire le récit sur la Via Verde del aceite en Andalousie, même si nous ne sommes pas dans le même ordre de grandeur du point de vue du trajet !

Nous voulions donc rejoindre la Vélodyssée avec nos vélos mais nous partions de Bruxelles. Plusieurs possibilités s’offraient à nous.

La première était de prendre la voiture et d’aller jusque Roscoff où nous pouvions laisser notre véhicule dans un parking longue durée et faire le trajet. Cependant cette solution demande à revenir jusqu’à Roscoff en transports en commun ou encore à refaire le trajet à vélo en sens inverse puisqu’il n’est pas possible de faire une boucle. Nous n’avons pas exploré cette possibilité.

La deuxième était de ne pas utiliser la voiture et de faire le trajet en transports en commun, histoire de tester ces derniers à l’heure de la multimodalité des déplacements.

Notre point de départ étant Nantes, il fallait de toute façon rallier Paris pour y prendre un train. Notre première idée était donc de prendre le Thalys pour faire Bruxelles-Paris MAIS…son règlement stipule que les vélos doivent être contenus dans des sacs de voyages de 120 cm de long ! Cela veut donc dire qu’avant d’embarquer vous devez démonter votre bécane en deux morceaux, ce qui peut s’avérer fastidieux et stressant. Mais encore faut-il avoir trouvé ledit sac de voyage aux allures de Graal du cycliste : Thalys n’en propose pas en prêt ou en location et le choix sur le marché est très restreint. Nous avons fini par en dégoter un qui faisait 130 cm! Qui plus est, vous devez vous coltiner le fameux sac pendant tout votre périple (poids d’un kg pour le modèle que nous avions trouvé, sans compter la question du volume pris par le sac dans vos fontes).

Flixbus à Paris
Quai de Bercy, 208

Par conséquent, nous avons décidé d’utiliser le Flixbus de Bruxelles à Paris où il est possible d’embarquer avec son vélo non démonté (qui est soit placé dans la soute à bagages soit sur un chassis fixé sur le bus). La gare d’arrivée est à Bercy, il faut ensuite rallier la gare Montparnasse pour prendre le train Paris-Nantes ou nous avons réservé pour 2 vélos non pliables, non démontés à 9€/vélo (les règles du Thalys et de la SNCF sont donc diffèrentes).

Si le trajet Flixbus n’a pas posé de problème avec les vélos, il est en revanche très long (4h pour faire Bruxelles-Paris). Et puisque qu’en Belgique et en France nous pouvons voyager en train sans démonter nos machines, nous réfléchirons à une solution alternative pour une prochaine fois.

Attente à la garede Montparnasse
Gare de Montparnasse

Nous avons visité Nantes pendant 2 jours : le chateau des Ducs de Bretagne et sa muséographie moderne et très agréable, l’ile aux machines inspirées par l’oeuvre de Jules Verne, le quai aux bananes et ses bars tendance… Nous avons logé à l’hotel Chateaubriand qui nous permettait de garder nos vélos à l’abri.


Voici l’estimation du trajet que nous avions faite avant le voyage. Pour la réaliser, nous nous sommes basés sur le guide du Routard consacré à la Vélodyssée. Il nous a bien été utile, même si nous n’avons pas toujours été d’accord avec certaines descriptions enthousiastes une fois confrontés à la réalité.

EtapesDistance/KMDurée/heure
Total656.560
Nantes00
Le Pellerin262.5
Paimboeuf262.5
Saint-Brevin-les-Pins212
Pornic232
Bouin374
La Barre-de-Monts23.52
Saint-Jean-de-Monts18.51.5
Saint-Gilles-Croix-de-Vie17.51.5
Brem-sur-Mer181.5
La Sables-d’Olonne222
Jard-sur-Mer262.5
La Tranche-sur-Mer222
St-Michel-en-l`Herm262.5
Marans252
La Rochelle282.5
Châtelaillon-Plage151.5
Rochefort323
Saint-Agnan262.5
Marennes212
La Palmyre343
Royan171.5
Montalivet-les-Bains303
Hourtin-Plage222
Lacanau-Océan353.5
Bordeaux654

Avant de partir, nous avions décidé de nous en tenir à une moyenne de 60km/jour.

Une fois l’itinéraire réalisé se pose la question du logement. Nous avions décidé de ne pas tout réserver à l’avance parce que c’était la première fois que nous faisions ce genre de vacances et nous n’étions pas sûrs de pouvoir tenir notre moyenne. De plus, un pépin technique peut toujours survenir et vous immobiliser plus ou moins longtemps. D’un autre côté, nous savions que notre séjour aurait lieu pendant la haute saison et avions peur de ne pas trouver de logement facilement… Après avoir pesé le pour et le contre, nous avons décidé d’avoir une avance de 5 jours sur nos réservations. Chaque jour, nous faisions le point et décidions de notre prochain lieu d’hébergement histoire de na pas être pris au dépourvu. Cela dit, en fonction de l’époque de votre voyage, vous pourriez diminuer cette avance, quitte à réserver le jour même.

Pour faire les réservations, nous avons utilisé Airbnb et Booking, avec une nette préférence dans ce cas-ci pour Airbnb. En effet, il était très important pour nous que nos vélos soient à l’abri la nuit, ce qui suppose la présence d’un local ou d’un garage. L’application Booking (en tout cas à l’été 2019) ne permettait pas de savoir si l’hôtel ou la maison d’hôtes possédait cette caractéristique sauf si l’endroit avait pensé à le mentionner dans sa description. Et tant que vous n’aviez pas réservé, vous ne pouviez pas contacter les propriétaires pour le leur demander ; ce qui est possible en revanche sur Airbnb.

On se demande d’ailleurs pourquoi il n’est pas encore de mise d’avoir un label « bike friendly » qui garantirait ce genre de service. Cela est déjà le cas pour certains hotels et campings dans certains pays. La France en fait partie, mais les sites de recherche de logement n’intégrent pas encore ce filtre.

De Nantes à Saint-Brévin

Nous voilà partis de Nantes… Afin d’être sûrs de ne pas nous tromper, nous avions quand même téléchargé le fichier GPS du trajet via le site de la Vélodyssée.

Le tracé est bien signalisé et nous n’avons pas eu trop d’hésitations. La sortie de Nantes se fait par l’ile aux machines. Tout le long de la Loire, nous avons traversé tour à tour des quartiers tranquilles, des bois et des zonings.

Nous sommes ensuite passés sur le canal de la Martinière où nous avons vu beaucoup d’oiseaux dont des cigognes.

Le jardin étoilé de Kinya Maruyama

Au niveau touristique, n ‘oubliez pas de jeter un coup d’oeil sur le bateau mou, une sculpture qui siège sur une écluse. A Paimboeuf, arrêtez-vous pour admirer le jardin étoilé: une oeuvre contemporaine de  l’architecte Kinya Maruyama.

De Paimboeuf, le chemin continue paisiblement jusqu’à Saint-Brévin où nous avons logé.

Petite bourgade très tranquille le soir, Saint-Brévin s’anime le matin, moment idéal pour faire quelques emplettes pour le premier pique-nique. De l’excellent pain, des fruits magnifiques et des rillettes de sardines…nous voilà repartis.

De Saint-Brevin-Les-Pins à Bouin

Même si l’escale en elle même à Saint-Brévin-Les-Pins ne fut pas inoubliable, le trajet entre Saint-Brévin et Pornic était de toute beauté, l’une des plus belles portions du parcours le long de la mer.

Pinique-Nique avant Pornic

Pornic est une très jolie cité balnéaire. Nous avons fait une petite halte glace à la Fraiseraie où nous avons mangé la meilleure glace à la fraise de notre vie…

Après cette petite pause rafraîchissante, nous voilà partis vers la première étape vendéenne de notre périple, à savoir Bouin.

Il s’agit une petite bourgade très tranquille au milieu des marais salants. Nous avons eu la chance de tomber sur un bon restaurant (Le Martinet) qui proposait une délicieuse spécialité portugaise: la cataplane. C’est un plat copieux, idéal pour nous rassasier après une journée passée à pédaler!

De Bouin à Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Voilà une étape très variée qui nous à permis d’aller sur la presqu’île de Noirmoutier où nous avons très bien mangé. Pour nous y rendre, nous avons emprunté le mythique passage du Gois qui n’est accessible qu’aux horaires de marée basse. Si vous voulez passer par là, il est donc indispensable de consulter les horaires de marées. Il existe également un pont accessible à toute heure mais qui possède beaucoup moins de charme.

Sur l’île, n’hésitez à déguster un petit apéritif dans l’une des nombreuses cabanes à huitres. Nous nous sommes ensuite régalés au restaurant L’Envol.

Apéritif sur Noirmoutiers

Après notre passage à Noirmoutier, nous nous sommes dirigés vers notre escale du soir située à Le Fenouiller, une localité à un petit kilomètre de Saint-Gilles-Croix-de-vie. La piste cyclable se trouve principalement sur un chemin sableux et vallonné au milieu d’une pinède et était très agréable.

A Le Fenouiller, nous avons trouvé ce qui s’avéra être l’un de nos meilleurs logements Airbnb : un endroit merveilleux décoré avec soin, et un accueil tellement génial que nous y sommes restés toute la soirée au lieu de nous rendre à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Nous nous y sommes rendus le lendemain matin afin de faire des emplettes sur le marché pour le pique-nique du midi : fruits, produits régionaux sans oublier l’excellent pain français.

A partir de là, les chemins de la Vélodyssée passent dans des sous-bois très agréables et faciles d’accès. Nous étions donc protégés du soleil et de la chaleur.

De Saint-Gilles-Croix-de-Vie à Jard-Sur-Mer

Ce passage est une très belle portion de la Vélodyssée où alternent les marais, forêts et routes de littoral. Notre logement était à 5 minutes à vélo de Jard-sur-Mer, petite station balnéaire vivante, facile d’accès mais discrète. Nous avons très bien mangé au Kimana (aaah, les moules de bouchot crème et ail…).

De Jard-Sur-Mer à Marans

Ce trajet nous a beaucoup fait rouler sur des routes de campagne, La dernière partie le long du petit canal menant à Marans est toute neuve et superbe.

Que dire de Marans? Les abords du fleuve sont très jolis mais la ville est défigurée par un gros axe routier et pas très vivante. Par contre, nous avons apprécié l’accueil et le fabuleux petit déjeuner vendéen de notre hôtesse.

De Marans à La Rochelle

Voici une courte étape qui nous amène à La Rochelle pour 2 nuits. Entre Marans et La Rochelle nous faisons 28km dans des sous bois et le long de jolis canaux.

La Rochelle est une très belle étape pleine de surprises. Nous avons adoré le quartier St Nicolas et aussi le Gabut. C’est une ancienne zone industrielle réaffectée en guinguette ouverte à la belle saison avec des bars, de la petite restauration mais aussi une programmation culturelle axée sur la convivialité.

Nous avons adoré les glaces du généreux glacier Ernest ainsi que le Panier de Crabes, un restaurant de fruits de mer sur la place de la Fourche.

Nous vous conseillons également l’aquarium de La Rochelle qui est hyper bien documenté.

De La Rochelle à Rochefort

Disons-le franchement : Rochefort fut à nos yeux une escale décevante. Si on se fie au Routard, c’est une ville à voir mais nous l’avons trouvée très endormie. Il y a trois attractions phares : la reconstitution du bateau l’Hermione, la Corderie Royale et le musée national de la marine. Le problème (en tout cas à l’été 2019) est qu’il n’était pas possible d’acheter des tickets pour une seule de ces attractions, le seul ticket vendu à un prix assez élevé étant un pass combinant les trois. Or elles ne nous intéressaient pas toutes, nous avons donc fini par ne rien visiter du tout. Le reste de la ville est assez peu animé (ou alors nous n’avons pas su en tirer parti).

De Rochefort à l’île d’Oleron

Après la désormais incontournable pause huîtres à Marenne, nous voilà sur le chemin menant vers l’île d’Oléron. Nous quittons un peu la Vélodyssée pour profiter de l’île et du petit village de Chateau d’Oléron, plein de charme avec ses cabanes colorées.

Notre logement se trouvait dans la maison de l’ancien gouverneur de l’ile, la maison Bourbon, que son propriétaire actuel a aménagée en chambres d’hôtes avec beaucoup de goût. Son accueil fut également mémorable.

De l’île d’Oléron à le Verdon sur Mer

Ce fut notre plus longue étape, principalement parce que nous avons eu du mal à trouver un logement en raison du week-end. Ce n’est qu’à Verdon-Sur-mer que nous avons trouvé un appartement à louer dans un camp de vacances.

La piste sur cette portion de la Vélodyssée longe la mer et offre de superbes panoramas.

En arrivant à Royan, nous avons pu admirer d’un peu plus près les fameux carrelets. Ce sont des petites cabanes de pêche d’où un filet peut être descendu dans l’eau. Jadis on pêchait les crevettes de cette manière.

Une fois à Royan, il faut traverser la Gironde pour aller à Verdon-Sur-Mer (Haut-Médoc). Il y a un bac qui fait le passage toutes les 30 minutes environ. En été, le temps d’attente moyen si vous êtes en voiture est de 2 heures! C’est là que nous vivons une expérience jouissive car nous dépassons la file de voitures à l’entrée de Royan et embarquons directement sur le bac pour un prix dérisoire… Voilà un avantage du vélo!

Arrivés sur l’autre rive, nous empruntons la piste cyclable vers notre destination.

Au bout du village du Verdon-Sur-mer il y a un petit port le long d’un canal. Il n’est pas très facile à trouver et ce fut presque par hasard que nous sommes tombés dessus.

Ce petit port abrite des cabanes d’ostréiculteurs reconverties en cabanes d’artistes et petit restos très sympathiques où nous avons mangé un bout.

Du Verdon-Sur-Mer à Lacanau-Ocean

Voilà une très belle étape avec une alternance de pistes courant sur le littoral et de de pistes dans les bois. Cette portion de la velodyssée est très fréquentée et longe le lac de Hourtin et celui de Lacanau. C’est la portion où nous avons rencontré le plus de dénivelés.

Nous avions décidé de rester 2 nuits à Lacanau et nous avons bien fait. Notre Airbnb était génial car nous avions une chambre avec un petit frigo et une petite terrasse. Nous prenions donc nos petits déjeuners dans la Airbnb et ensuite partions en exploration.

Nous avons passé une journée au Moutchic, un lac à 5km de Lacanau Océan et nous avons aussi suivi 2 heures de cours de surf, ce qui était à la fois crevant et fabuleux.

Après une bonne nuit de sommeil nous voilà partis pour notre dernière étape.

De Lacanau-Ocean à Bordeaux

Cette étape passe principalement par des forêts et est très rectiligne. Nous ne sommes plus ici sur la Vélodyssée. Mais c’était un objectif pour nous que de visiter Bordeaux (et surtout de goûter de vrais cannelés bordelais!) .

Hélas, la canicule commençait et nous avons dû rouler sous un soleil de plomb, d’autant plus qu’il y a peu d’ombre sur le parcours…

A Bordeaux nous avons pris un hotel bike friendly qui est le Golden Tulip près de la gare Saint-Jean. Même s’il est un peu éloigné du centre, il est très facile de s’y rendre en vélo qui est par ailleurs bien utilisé comme moyen de déplacement.

Le long de la Garonne, nous sommes allés manger à La Boca qui est un food court moderne. Il ne faut pas s’attendre à de la haute cuisine mais c’est convenable.

Nous avons aussi visité le Darwin, une friche industrielle réhabilitée superbement avec une philosophie écolo efficace.

Le centre ville de Bordeaux et ses petites rues invitent à la promenade. Et c’est à Bordeaux que nous avons mangé les meilleurs glaces de notre vie, chez La maison du glacier (Place saint Pierre). Vous y trouverez des glaces bio dont les goûts et la texture sont très bien équilibrés.

Toujours dans nos déambulations, nous avons été charmés par l’Utopia, un cinéma d’art et d’essai installé dans une église réaffectée.

N’hésitez pas à visiter la cathédrale pour un moment de fraîcheur. Et si vous voulez manger bordelais avec une bonne sélection de vins, la Brasserie bordelaise dans la rue St-Rémi est parfaite.

Comme nous avions quelques jours sur Bordeaux et que la canicule continuait à faire des ravages, nous avons décidé de faire une excursion à Arcachon, afin d’aller voir la dune du Pilat. Un wagon entier était affecté aux vélos, le tout avec un service Sncf irréprochable. A Arcachon c’était jour de marché et c’est là que nous avons trouvé les meilleurs cannelés de notre séjour (désolés, Bordeaux, même si ceux de la Toque Cuivrée sont excellents!)

La dune du Pilat et sa petite plage nous permettent de profiter d’un paysage fantastique… et sans le prévoir, nous voilà plus loin dans la vélodyssée.

Le lendemain étant notre dernier jour de vacances, nous nous sommes fait plaisir sur Bordeaux et avons réservé un lunch au 4ème Mur, l’un des restaurants du chef Etchebest. Un service parfait, un menu 3 services délicieux et d’excellents vins pour 104€ pour deux.

Conclusions

Ce voyage à vélo nous a permis d’ouvrir une porte sur un autre type de vacances mais aussi de nous jauger.

Le parcours est facile, familial, beau et permet de voir, visiter et traverser des paysages que seul le vélo permet en si peu de temps. Nous avions bien préparé les choses en terme de logistique et de bagagerie. Mais comme nous dormions ou chez l’habitant ou à l’hotel, nous ne devions pas transporter de matériel de camping.

En termes de bagagerie, nous avions de 50 à 70 litres de capacité par personne sur nos vélos. Nous voulions absolument éviter de porter des sacs à dos pour éviter les problèmes de transpiration. Nous voulions que les vélos fassent l’entièreté du portage.

Pour les intempéries, nous avions des vêtements techniques respirants et ultra-légers. Cela dit, nous ne les avons presque pas utilisés car nous avons eu beaucoup de chances avec le temps.

Pour les pique-niques, nous avions un petit tupperware pour emporter les vivres qui nécessitaient un contenant, un couteau tranchant et deux kits de couverts repliables.

Nous avions embarqué un savon naturel à l’huile de chanvre qui nous a servi à tous les 2, avec lequel on peut aussi se laver les cheveux. C’est très économique, sans emballage et naturel. Nous avions embarqué également 3 capsules de lessive même si en maison d’hôtes, on peut demander à utiliser la machine à laver et les produits de lavage.

L’intermodalité: le problème du voyage à vélo

Au final, nous avons bouclé ce voyage assez facilement mais il y a eu malgré tout quelques situations assez compliquées à résoudre dans la préparation.

La première fut le fait de rallier Nantes à partir de Bruxelles en train, comme nous l’avons expliqué au début de l’article. Il nous semble aberrant que le Thalys, à l’été 2019 (espérons que cela change), ait des règles de transport de vélo aussi différentes de la Sncf. Le fait d’exiger de transporter son vélo dans un sac est un frein à ce type de voyage : il faut trouver le sac en question et le trimballer pendant tout le séjour.

Un autre point posant problème est le manque d’un filtre « accueil vélo » sur les moteurs de recherche de logements ou les campings et les zones de bivouac. Vivement que des sites comme Booking ou Airbnb l’intègrent.

Autre point faible c’est le manque d’un filtre « accueil vélo » sur les moteurs de recherche de logements

Comme le montre la photo de la conclusion, nous étions fortement tentés de continuer l’aventure car nous avons fini par prendre le rythme assez rapidement. Le vélo finissait par nous manquer au bout de deux jours, ce sur quoi nous n’aurions pas parié au début de l’aventure.

Heureusement, grâce à l’Europe et l’initiative Eurovélo, nous n’avons que l’embarras du choix pour découvrir des chemins, des gens et des régions en toute liberté, au calme.

En général, tout les automobilistes ont été courtois vis-à-vis de nous et des cyclistes en général. Est-ce l’effet d’une densité de pistes cyclables plus importante ? Nous ne sommes tombé que sur des gens aimables et accueillants sur notre trajet de Nantes à Bordeaux. Nous avons toujours pu mettre nos vélos à l’abri.

Sur le littoral, nous pouvions laisser nos vélos hors de vue, avec les sacs sans que rien ne se passe. Tout cela nous a permis d’avoir un sentiment de sécurité accru.

Et si on devait changer quelque chose ?

S’il fallait le refaire, nous envisagerions d’ajouter du matériel de camping afin d’accentuer le sentiment de liberté et d’avoir plus de possibilités de logement. Aussi, on ne réserverait plus que du jour au lendemain, voire le jour même. Mais attention, c’est assez compliqué en été.

Les vélos

Nos vélos sont de bonne qualité mais ne sont pas des modèles sportifs : nous avions un vélo de ville et un vélo de trekking. Cela n’a posé aucun problème, c’est dire si le tracé est de qualité.

Aucune crevaison en plus de 700km. Ne lésinez donc pas sur la qualité des pneus. optez pour des pneus avec un renfort anticrevaison. Emmenez un petit chiffon et un peu de lubrifiant pour d’éventuelles réparations (il en existe des versions respectueuses de la nature).

N’oubliez pas d’avoir une selle adaptée aux longues distances et peut-être un guidon qui vous permet de varier les positions.

Ayez aussi suffisamment des bidons d’eau. De temps en temps, nous rechargions les nôtres aux robinets que nous trouvions. En Europe, l’eau du robinet est majoritairement potable.

« En 2020, vive le voyage à vélo. »

Références

Et voici le tracé via Komoot. Celui-ci montre 575km mais nous en avons fait plus de 700 car nous sommes sortis du tracé plusieurs fois pour visiter certains sites…comme Noirmoutier par exemple.

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